Aujourd’hui c’est la fête du travail en Amérique du Nord, j’en profite pour recharger mes batteries et rester à la maison. De toute façon la plupart des magasins sont fermés. J’aurais voulu profiter de l’occasion pour faire un tour et magasiner un peu pour les inserts car je n’ai juste pas le temps le reste de la semaine. Et encore moins maintenant que j’ai presque triplé mon temps de voyagement… Le temps de sortir du bureau et d’arriver chez moi, les magasins de ce style sont fermés… À croire qu’ils n’ont pas besoin d’argent… La plupart de ces magasins ferment à 17 :00, voire même 16 :00! Cela ne me laisse pas beaucoup d’options, à part d’y aller le samedi parce qu’évidemment ils sont aussi fermés le dimanche… Tenir un magasin de foyers en tous genre semble vraiment être une bonne affaire, et certainement encore plus ici, au Canada, qu’ailleurs…
Quand je suis sur le point de faire une dépense qui sort de mon ordinaire, j’aime le concept de laisser passer de l’eau sous les ponts avant de me décider à faire le pas. Cela me confirme que, même après plusieurs jours/semaines, et même dans ce cas là des mois, le besoin est réel. En fait plus le montant de la dépense est élevé, et plus j’ai tendance à attendre. Le temps froid arrive, mon instabilité relative au niveau de mes mandats semble réglée (encore qu’on n’est jamais sûr de rien, mais le marché semble reprendre), je rentre tranquillement dans la routine habituelle de l’année scolaire. Cela ne veut pas dire que je vais sauter le pas et engager de nouvelles dépenses, mais le bon sens fait que je devrais vraiment considérer cet achat maintenant.
Beaucoup de gens ont tendance à pénétrer dans « l’antre d’un magasin » alors qu’ils sont déjà émotionnellement vendus à l’idée d’acheter. Le vendeur est là pour ça, et on lui facilite la tâche. Ces personnes ne pensent pas avec leur tête. Allez, avouez, cela vous est déjà arrivé. J’étais une véritable adepte du style, dans le temps où j’étais insouciante et que je ne connaissais pas la valeur de l’argent. J’ai eu la chance de bien m’en sortir, sauf que pendant ces années, même si je ne me suis jamais endettée, je n’ai jamais mis un centime de côté. Je dépensais tout mon salaire comme s’il s’agissait d’argent de poche.
Avez-vous déjà acheté quelque chose qui vous semblait absolument indispensable et qu’ensuite vous vous demandiez bien ce qui vous était passé par la tête?? Le plus gros achat insensé que j’ai pu faire était un laptop… C’était un Toshiba Tecra 750CDT. Je suis un peu surprise d’avoir réussi à retrouver la fiche technique sur le net, mais c’est vrai qu’il était ultra performant. Pendant un bon 10 jours il a été le meilleur sur le marché. C’était l’appareil dernier cri, avec écran à matrice active de presque 14 pouces, le plus rapide, le plus élégant, un pentium avec plusieurs gigs d’espace disque. Remarquez, il s’est vite fait supplanter… Cette machine m’a couté un peu plus de $6,000 US, à l’époque! Y pensez-vous? J’ai gardé la facture, et de temps en temps je tombe dessus et je la contemple en me demandant si c’est bien mon nom et ma signature que je lis, apposée nettement en pas de la page… $6,000, vous y pensez? C’était en 1995, j’étais jeune, sans enfants, et je n’avais aucune frontière! Pouvoir démarrer mon ordinateur du confort de mon lit m’enchantait, à l’époque je n’avais pas réfléchi deux minutes de plus. Le fin mot de l’histoire? J’ai revendu mon Toshiba pour la somme de… $60 (CAD), une quinzaine d’années plus tard. Je ne m’en servais plus depuis plusieurs années déjà, la capacité de mémoire maximale était toppée à 160MB (???) et je n’utilisais plus Windows 95 depuis très longtemps. Quand la personne qui est venue le chercher a fait mine de marchander, je l’ai presque mis à la porte de chez moi… En fait c’était certainement parce que j’étais en colère contre moi-même. Après tout, cette personne était bien plus intelligente financièrement que moi.
Cela aurait pu être plus grave me direz-vous. J’aurais pu m’endetter pour l’obtenir! Une chose est sûre, je n’ai jamais aimé dépensé plus d’argent que ce que j’ai eu à ma disposition. Cela m’a sauvé, mais je sais que ce n’est pas le lot de tous.
Voici en quelques étapes rapide le plan de match pour éviter de ressentir ce sentiment franchement déplaisant de culpabilité ou dans mon cas de « Mais à quoi pensais-tu donc?? »
- Si vous avez en tête quelque chose dont vous avez vraiment, vraiment, besoin (ou envie?) écrivez le sur une feuille de papier. Cela vous aidera à conscientiser l’acte. Pour différencier vos besoins de vos envies, référez vous à l’article que j’ai écrit sur le sujet
- Dormez dessus, oubliez le, ce n’est pas une question de vie ou de mort. L’article que vous convoitez sera encore là dans quelques jours! C’est ce que j’appelle faire de la « bonne procrastination ». Faites preuve de discipline. Il y a de grandes chances que votre achat perde de son attrait avec les heures ou journées qui passent. Si cependant le sentiment persiste, passez à l’étape suivante
- Faites vos recherches avant d’acheter, pensez votre achat et essayez d’obtenir le meilleur prix. Le sentiment désagréable de « s’être fait avoir » arrive souvent quand on découvre qu’on aurait pu avoir le même article moins cher. Ou pire encore un meilleur article pour le même prix. Faites vos devoirs
- Obtenez une seconde opinion. Demandez à votre meilleur ami, à un de vos parents qu’ils vous accompagnent, et demandez-leur s’ils pensent qu’il s’agit d’un bon achat. Osez!
- Si vous ne pouvez pas vous offrir votre objet de convoitise sans le financer, vous devez calculer combien celui-ci va vous couter en bout de ligne. Soyez honnête, gardez les yeux ouverts. Cet argument seul peut être un facteur de poids dans votre décision d’acheter ou pas
- Et enfin, avant de procéder, demandez-vous quand même: « Que pourrais-je faire avec cet argent si je ne le dépense pas aujourd’hui? ». Cela vous aidera à établir vos priorités. Quelques fois on a tendance à tout oublier parce qu’on a un but précis sur lequel on ne veut pas déroger. Y aurait-il une autre priorité sur laquelle cet argent serait mieux utilisé?
Et voila. Il n’y a pas de miracle. Quelles que soient vos entrées d’argent, vous devez vivre avec et établir des priorités. Dépensez moins que ce que vous ne gagnez et vous vous en sortirez toujours. La vie est bien trop courte pour s’embarrasser de soucis qui sont facilement évitables.
Et vous, avez-vous déjà fait des achats monstrueux du même type que moi? Personnellement, je suis passée par dessus mais une chose est certaine, je ne repasserai plus par là! Bonne fête du travail!
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Coucou!!!! ;D
Yes, vive les congés fériés! Je travaille également sur mes petits projets comme mon blog et autre durant cette journée. C’est tellement cool et relaxant!
Parlant de ton billet, je l’aime bien. Je fais souvent ça moi aussi et sais-tu qu’est-ce que j’ai remarqué? On dirait que lorsqu’on est devant l’item tant convoité ou lorsqu’on est sur le bord de l’acheter, on n’est jamais capable de trouver une raison qui justifie d’attendre avant l’achat.
Cependant, la clé pour réussir cela c’est de RÉELLEMENT laisser passer du temps, bêtement sans se poser de questions. C’est là que la technique prend toute sa force.
Mis à part cela, 6000$ pour un laptop? Mouhaha! C’était fou quand même les prix dans le temps comparativement à aujourd’hui! Ça a tellement baissé… Je suis sur que tu l’aimais beaucoup par contre ton fameux laptop! Mais que cet amour s’est vite dégradé, notamment à partir de 10 jours après ton achat
Passe une belle journée et au plaisir de rediscuter!