La semaine a débuté de façon très occupée. Après la fabuleuse fin de semaine que nous avons passé avec les enfants dans un camp d’hiver dans les Laurentides, ça n’a pas été évident de se remettre dans le flot. Surtout qu’au travail mon gestionnaire m’avait aussi réservé du temps pour passer en revue mon évaluation annuelle… Ceux qui me lisent depuis quelques temps savent que l’année 2009 a été difficile. J’ai passé plusieurs semaines sur le banc, donc à être payée à ne rien faire faute de mandats, et j’ai à plusieurs reprises craint de perdre mon emploi. Je m’étais préparée à cette possibilité et en fait j’ai réussi à passer au travers des mailles du filet.
Pas pour longtemps… Mon évaluation m’attendait au tournant. C’est l’évaluation annuelle qui détermine l’évaluation salariale de l’année en cours. Une excellente évaluation promet normalement une augmentation salariale en conséquence. Pour la première fois de ma carrière mon gestionnaire a jugé que j’avais simplement rencontré les attentes de mes supérieurs. Jusqu’à présent j’ai toujours surpassé les attentes. Pas d’augmentation extraordinaire de salaire pour moi donc, non… bien au contraire… Juste un maigre 1.7% Un ridicule 1.7%, ce qui est supérieur au taux d’inflation de 2009 (qui oscillait entre 1.1% et 1.4%), mais inférieur à celui de 2010, qui est projeté à 1.9%.
Il parait que je devrais être soulagée, d’après mon gestionnaire il y a beaucoup d’employés qui ont reçu 0% cette année. Et puis je suis au dessus de la moyenne, qui est de 1.5%. Personnellement cette comparaison ne m’apporte rien et ne me soulage pas. Je sais que dans les faits je vais subir une perte de pouvoir d’achat. Je considère que l’année professionnelle que je viens de passer a été détrimentale pour moi sous plusieurs aspects, notamment pour ma qualité de vie qui en a sérieusement pâtie, mais aussi au niveau professionnel où je considère que je n’ai pas beaucoup avancé. D’un autre côté j’ai eu la chance de pouvoir conserver mon emploi, ce qui n’est pas négligeable dans les circonstances dans lesquelles je me suis trouvée.
J’ai déjà dit que cette année serait sans doute ma dernière dans cette compagnie, et les évènements le confirment. Si mon fonds d’urgence était mieux garni je prendrais les devants, mais ce n’est pas le cas, et je ne veux pas prendre le risque de sauter sans filet. Mon plan est donc encore une fois de rembourser mon ex, reconstruire mon fonds d’urgence et enfin de changer d’employeur. On dit que l’herbe est souvent plus verte dans le jardin du voisin, il est temps pour moi d’aller voir si c’est le cas ; -)
Lors de mon évaluation, mon gestionnaire m’a également incité à passer plus de temps en 2010 à faire grandir les initiatives de ma compagnie, et ce bien sûr sans incitatif pécunier. Il semble que je devrais adopter une vision long terme; faire fructifier ma compagnie me fera éventuellement grandir. Bien sûr il n’y a pas de limites d’heures à ce que je peux contribuer, tant que je charge ma semaine correctement chez mon client actuel. Le reste est simplement une formalité. Mon gestionnaire connaît ma situation personnelle mais pense que je pourrais faire garder mes enfants si je le voulais, afin de travailler plus.
Et c’est là où la clef se trouve. Je n’ai pas l’intention de faire garder mes enfants. Dans ma tête, l’objectif est très clair. Je ne travaillerais pas gratuitement, et pire encore pour moins d’argent. Cette année je me vois reculer sur le plan salarial. J’ai décidé de m’offrir ma propre augmentation de salaire. Faire fructifier mon blogue, continuer à travailler dans ce sens, trouver d’autres opportunités sur le net. Cet argent m’appartient et j’en ai le contrôle. Je ne vois pas pourquoi je passerais des heures à travailler pour un employeur au lieu de passer ce temps là avec mes enfants, et travailler pour nous.
Il s’agit donc d’une mauvaise nouvelle mais je m’y attendais; la surprise n’était pas au rendez-vous. J’avais eu le temps de m’y préparer. À bien y penser je suis assez satisfaite de mon année car j’ai au moins conservé mon emploi, et je vais être en mesure de partir en vacances en France cet été avec les enfants. La situation aurait pu être franchement pire. Le mandat sur lequel je suis en ce moment va bien, la possibilité de me retrouver de nouveau sur le banc est donc inexistante pour le moment. J’ai l’intention de donner le meilleur de moi-même, ce que je fais systématiquement. Mon plan est de rester avec ce client aussi longtemps que je le peux, et éventuellement quitter mon employeur pendant ce mandat, alors que les choses vont pour le mieux.
Cette facette de ma vie se dessine chaque jour davantage. J’arrive à un tournant de ma vie professionnelle, et je veux bien le négocier. Pas question de me retrouver dans le champ! ; -) Le marché reprend, la crise s’estompe même si je pense qu’il y en a encore pour des années à remonter la pente. J’estime que d’ici à six mois je devrais avoir une bonne idée des options qui s’offrent à moi.
Et vous, voyez-vous des tournants se profiler à l’horizon?
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Bravo !
Tu sais où tu vas, et ce que tu veux, c’est bien comme ça que tu y arriveras !
Tu as raison à 200% ! Pourquoi faire gagner plus d’argent à un autre, sans aucun avantage pour toi? Ils se croient où?
Les opportunités de gagner plus à côté (services à la personne, vente sur internet…etc) sont multiples donc pourquoi s’en priver. Mieux vaut utiliser du temps pour ça, que pour travailler pour son employeur qui lui va s’en mettre plein les poches !
De mon côté, plein de choses se profilent, et je sais pas trop où aller, mais je sais ce que je veux, ce n’est déjà pas si mal
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