Nous sommes le Premier Novembre, déjà! Je voulais vous présenter mon bilan du mois d’Octobre mais le site de la Banque Royale n’est pas mis à jour les fins de semaine ou journées fériées (comme si les ordinateurs prenaient congé?!), et mon hypothèque sur ING Direct est retirée de mon compte le lundi bien que la date de retrait officielle soit le vendredi. Tout cela pour dire que je n’aurais l’heure juste vis-à-vis de mes finances que demain.
En parlant d’heure, on a reculé d’une heure cette fin de semaine. Nous avons quitté officiellement l’heure d’été. Même si cela a un côté un peu triste, j’adore ce moment. La journée a été longue et très remplie et encore mieux, demain il fera plus clair quand je sauterai au bas de mon lit! ; -)
Cela faisait longtemps mais l’article d’aujourd’hui a été inspiré par une conversation que j’ai eue tout récemment avec mon ex. Ce n’est certainement pas moi qui l’ai initié, mais elle m’a certes fait réfléchir. Vous avez probablement entendu parler de « bonnes » et de « mauvaises » dettes. J’en fais mention dans un article que j’avais écrit sur le choix entre acheter ou louer son logement. En bref, la définition répandue d’une bonne dette est lorsqu’on emprunte pour acheter un bien qui va généralement prendre de la valeur, comme une maison. Une mauvaise dette, à l’opposé, revient à emprunter pour acquérir un bien qui perdra de sa valeur avec le temps comme une voiture (si celle-ci n’est pas de collection), une croisière, des vacances, son mariage, etc.
On entend couramment qu’une bonne dette n’est pas néfaste, contrairement à une mauvaise dette. C’est là où mon ex intervient. Il m’a encore affirmé avec envie et colère qu’avoir une hypothèque sur la maison était une bonne chose pour moi car celle-ci avait prise de la valeur ces dernières années. D’après lui je devrais « arrêter de me plaindre » et vendre tout bonnement la maison pour acheter ailleurs moins cher et ainsi me libérer de mon hypothèque. En passant, je ne vois pas du tout où il a pris la notion que je me plaignais; en fait je n’ai jamais été plus heureuse ces dernières années que maintenant où je ne suis plus avec lui ; -) Ce n’est certainement pas moi qui ai amené ce sujet de discussion sur la table. Par contre, son point m’a fait réfléchir. Le fait est, tant qu’on ne vend pas le bien en question, celui-ci est une obligation financière que l’on doit honorer. La théorie veut que les bonnes dettes nous rendent riche tandis que les mauvaises dettes nous appauvrissent. C’est vrai, une dette soutenue par un actif qui apprécie avec le temps est évidemment bien meilleure qu’une dette contractée pour financer un mode de vie que l’on ne peut pas se permettre. C’est vrai, on peut toujours vendre son actif pour rembourser sa dette, ce qui n’est pas le cas avec une mauvaise dette.
Cependant, le problème avec les arguments comme ceux avancés par mon ex (et il n’est pas le seul à le faire) fait que l’on perçoit les bonnes dettes comme étant plus attrayantes qu’elles ne le sont vraiment. Je n’ai pas réussi à le convaincre et je dois dire que je n’ai pas non plus vraiment esssayé. Cependant je me suis dit que cela ferait un bon sujet pour finir-riche. Voici donc ce que j’en pense:
- Une dette, qu’elle soit bonne ou mauvaise, nous coupe un peu les ailes. On n’est pas aussi libre qu’on ne le souhaiterait. Si j’étais libre de toutes dettes, je quitterais probablement mon employeur actuel et je me chercherais un autre emploi moins demandant, moins éloigné, je ne serais pas aussi lucide à l’idée de perdre ma source principale de revenus. La pression serait moins forte. Mais bon, étant donné le montant de ma soi-disant « bonne dette » je ne peux pas me permettre de simplement quitter mon emploi sans avoir autre chose de solide sous la main. C’est donc dans les faits ma «bonne dette» qui m’empêche de vivre la vie que je voudrais vivre.
- Aussi, la vente des actifs qui consistent une « bonne dette » n’est pas toujours pratique. Ma bonne dette, la seule dette que j’ai, est mon hypothèque. Je pourrais effectivement vendre ma maison, comme suggéré si gentiment par mon ex, et j’aurais assez pour rembourser ma «bonne dette» et aussi probablement pour payer comptant une maison ailleurs au Québec; ce ne serait certainement pas là où j’habite en ce moment. Le prix des habitations a justement grimpé tellement vite et haut que je ne pourrais sans doute même pas m’offrir un condominium avec le montant restant.
Effectivement, je pourrais m’installer en campagne, où les prix sont plus abordables, et à juste titre. C’est une option qui ne m’a jamais attirée, en fait bien au contraire, à cause de l’éloignement, des hivers si rudes et du besoin maintenant d’être proche d’une école. Je pourrais déraciner mes enfants, rompre avec mes amis, mon voisinage, démissionner et prendre un emploi moins demandant proche de ma nouvelle demeure. Je serais sans dettes. J’y ai pensé, j’ai vraiment étudié la question. Cependant je sais que ce n’est pas le bon choix pour moi, pas maintenant, pas ici (dans un endroit si froid), pas dans mes circonstances actuelles. Cela veut donc dire que j’ai fait le choix conscient d’accepter et de vivre avec ma « bonne dette », mais en fait pour moi ce n’est simplement pas une option.
C’est pour cela que mon objectif pour les années à venir est de me débarrasser de mon hypothèque le plus rapidement possible. Je veux me libérer de ce fardeau et passer à autre chose. Plus je vis avec et plus je me rends à l’évidence : Les bonnes dettes n’existent pas. Une dette est une dette, quoi qu’on en pense ou quoi qu’on en dise.
Avez-vous une opinion sur la question?
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Il y a du vrai et du faux dans cette théorie.
Il est vrai qu’une maison n’est pas directement un bon investissement même si c’est une bonne dette. Si c’était le cas, pour finir riche, il serait judicieux d’acheter la maison la plus grosse et la plus chère possible afin de faire croitre cet « investissement » et finir riche. Ça serait un peu comme un gros investissement acheté avec un effet de levier, mais via une hypothèque. Or, cela serait une mauvaise idée pour plusieurs raisons. Bien qu’une maison prenne de la valeur avec le temps, celle-ci coûtera plus cher en intérêts, celle-ci coûtera plus cher à entretenir, celle-ci ne génèrera pas de revenu à moins d’y avoir un bachelor à louer, celle-ci peut aussi perdre de la valeur en période de crise (parlez-en à nos voisins du sud. Donc, pas de revenu, beaucoup de dépenses, cela ressemble à un bien mauvais investissement.
Par contre une maison peut aussi avoir beaucoup d’avantages.Cela dit, il ne sert à rien de prendre une maison trop grande pour ces besoin. D’ailleurs, Warren Buffet, un investisseur renommé (et probablement un des hommes les plus riches du monde) s’est acheté une petite maison qu’il a payé 31 500$ en 1957…et même s’il est milliardaire aujourd’hui, il y habite toujours!
Je crois pour ma part qu’une petite maison est un bon choix à long terme parce que: Un appartement de dimension similaire coûte souvent le même prix OU même plus cher qu’une hypothèque. Contrairement au loyer, les paiements sur une maison n’augmenteront pas à tous les ans. Un jour, on peut espèrer finir de payer notre maison, en particulier si celle-ci n’est pas trop grosse pour nos moyens. (Il ne faut pas accepter de prendre le prêt maximal accordé par les banques, sinon, on n’aura pas de marge de manœuvre pour payer plus vite!)
Sans parler des avantages non financiers: Bien qu’on devra éventuellement payer pour des travaux, on n’aura pas à se battre avec un propriétaire pour faire effectuer les réparations. Une maison c’est souvent plus gros qu’un appartement et mieux adapté pour une petite famille. C’est beaucoup plus intime. Il n’y a pas de chances de se faire (évincer) par le propriétaire parce qu’il désire habtier dans ce logement ou bien y faire entrer un membre de sa famille. J’ai le droit de modifier la maison selon mes besoin.
Aussi, on dirait que les arguments de ton ex son basés sur le but de travailler le moins possible dans la vie. On dirait que le travail semble être perçu très négativement. De mon côté, j’aime mon travail et je préfère 100 fois travailler près de la ville que de tout vendre pour aller vivre dans le grand nord sans dettes. Je trouverais ça déprimant.
Lorsque je prendrais ma retraite, je vais pouvoir m’offrir des activités au lieu de m’ennuyer. À rester avec pratiquement aucune dépenses et aucun revenu, ce n’est pas la meilleure façon de se faire un montant pour la retraite. Aussi, je vais probablement rester près de mes enfants plutôt que de les voir partir en ville pour aller au Cégep ou à l’université. Aussi, avoir un Cégep près de chez soi, c’est un bon moyen pour donner un bon coup de pouce à mes enfants lorsque viendra le temps d’étudier. Moi j’ai dû rester en résidences et je suis sorti des études avec une bonne grosse dette. Si mes enfant ont la possibilité de rester à la maison le temps des études, ça va déjà être un bon coup de main pour partir!