Cet article sera court et son origine provient encore une fois d’un courriel de Frédéric qui m’a gentiment laissé savoir que Patrick Lagacé, chroniqueur et blogueur au journal La Presse, a commencé cette semaine à publier une série d’articles sur l’argent. Il y aura donc sept articles, un par jour, dont le premier paru hier s’intitule Série l’argent: entre le mépris et la peur. Patrick touche plusieurs aspects des finances personnelles avec une emphase certaine sur la surconsommation et ses conséquences, notamment l’endettement, voire le surendettement. Son style est délié, il a un franc-parler qui touche une corde parce qu’on y sent la franchise et le désir de rejoindre ses lecteurs. Justement, il les fait participer, il a demandé à son audimat de lui envoyer une photographie d’un objet qu’ils auraient acheté sans jamais s’en servir.
Ses lecteurs se sont pris au jeu et les réponses qu’il a reçu sont à la fois comiques et font peur. On se rend compte que nous sommes conditionnés à acheter, à consommer, mais l’action se termine souvent tout de suite après l’achat. C’est-à-dire qu’une fois l’objet à la maison on le laisse dans sa boîte à ramasser la poussière. Les exemples sont très diversifiés, de la perceuse à la machine à pain aux logiciels achetés sur le net, bref il n’y a pas de limites… On est loin du temps où les gens achetaient seulement ce dont ils avaient vraiment besoin pour vivre. On ne pensait pas vraiment à vivre mieux, mais à vivre tout simplement. Dans les faits cela peut paraître paradoxal mais il faut se rendre à l’évidence, on vivait mieux avant que maintenant… On n’était pas esclave de ses envies! Pour un rafraichissement sur la différence entre un besoin et une envie, n’hésitez pas à lire l’article que j’avais écrit sur le sujet appelé Comment différencier vos besoins de vos envies?
Bien sûr sur ce nouvel état d’esprit moderne de surconsommation se greffe le problème du crédit, puisqu’on lit dans son article que le pouvoir d’achat, une fois l’inflation prise en compte, n’a pas vraiment augmenté pour la classe moyenne depuis 1982. Donc on n’a pas plus d’argent, mais on a plus d’envies, le tout alimenté par les publicités dont nous sommes assaillis tous les jours à méga-doses. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je n’ai plus la télévision cablée depuis janvier 2009 (déjà?). Je ne supportais plus les messages publicitaires en plein milieu des émissions, des films, du téléjournal?! Je me suis rabattue sur la radio mais la publicité devient là aussi omniprésente. Sur l’internet la situation est meilleure mais il y a déjà plus de publicités qu’avant. Bref, on ne s’en sort pas.
Autant d’argent qu’avant mais plus d’envies. Si on rajoute l’ingrédient qui tue, un accès ultra-facile au crédit… Voilà, nous avons la formule démentielle de la surconsommation et de l’endettement.
Je vous invite à lire cette série sur l’argent, deux articles sont déjà parus et sont aussi intéressants l’un que l’autre. Bonne lecture!
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Salut Val,
C’est bien la base de l’indépendance financière à mon avis: Contôler ses dépenses. C’est vraie qu’avec les cartes de crédit, tout devient plus facile. Par contre, acheter tout n’est vraiment pas optimal financièrement parlant, n’est-ce pas?.
Moi, j’utilise un truc pour éviter de surconsommer (en fait je dois dire que ce truc provient plutôt de ma conjointe (hi!,hi!)).
Il s’agit simplement, si l’on veut vraiment l’objet en question, attendre qu’une réduction de son prix ait lieu. Il y a deux conséquences à ça:
1- On économisera pcq on achètera le produit à rabais.
2- On évite de l’acheter immédiatement, donc, en réalisant que l’on peut survivre quelques semaines sans cet achat, il se peut fort bien que ce bien ne soit jamais acheté finalement.
Ainsi, on gagne systématiquement. On paie moins chère ou on ne dépense pas du tout.
Mathieu