En prologue, les enfants (et moi-même) avons adoré aller voir les Canadiens au Centre Bell hier soir. Je dois dire que l’équipe n’était pas au niveau des Devils, nous avons perdu 3 à 1, en grande partie à cause de notre indiscipline (2 des 3 buts ont été inscrits alors que nous étions en infériorité numérique). Un peu rageant quand on pense que c’est la seule fois où je pouvais les emmener voir une game de Hockey cette année, mais on célébrait la 1,000ème participation de Brisebois dans l’habit du Canadien, et évidemment, nous avons assisté à l’égalisation du record de Patrick Roy par Martin Brodeur. Son 551ème match victorieux en tant que Goalie! C’est énorme, et il est loin d’avoir fini sa carrière donc je me demande, tout comme Roy et la plupart des amateurs de Hockey d’ailleurs, quel sera le nouveau record qu’il va établir. Ça promet tout simplement d’être extraordinaire.
Nous avons pris le bus pour nous rendre et ainsi éviter la circulation du retour et bien sûr les frais de stationnement. Les enfants adorent prendre le bus, c’est toujours un plaisir pour eux. Comme ils récupéraient tous deux de leur méchant virus, je me suis demandée jusqu’à tard dans la journée si nous allions vraiment pouvoir nous y rendre (une dépense de $240 qui m’aurait fait mal au cœur mais bon); en fin de compte une ultime sieste assez longue en après-midi a fini par terrasser ce qui restait de la fièvre; en plus, la joie combinée d’aller au Centre Bell, de prendre le bus et de sortir « tard le soir » a probablement motivé mes chers mouflets, qui ont alors montré cette superbe énergie qui avait disparu ces derniers jours. Ah, la joie de les revoir enfin en forme! Ça n’a pas de prix!
En fourrageant le net ce soir je suis tombée sur une question que je qualifierais d’absolument inattendue posée par un des lecteurs du magazine Nord-Américain Money. Cette question a été posée en 2006 et l’histoire ne dit pas s’il y est parvenu, mais c’est au sujet d’un jeune homme qui demandait de l’aide pour dépenser son argent. Vous avez bien lu. Voici sa question (traduit de l’anglais)
J’ai 26 ans et je suis un « économiseur compulsif ». Au cours des cinq dernières années, j’ai économisé plus de 70% de mon revenu net, et je ne gagne pas tant que ça. Je tiens un budget, je fais un suivi serré de toutes mes dépenses et j’ai établi des limites mensuelles « minimum » pour mes postes de dépenses, mais je n’arrive pas à les rencontrer. Je ne me considère pas comme étant radin, simplement frugal. De plus tous mes passe-temps – la musique, les jeux, les sports – sont des passe-temps qui n’incitent pas vraiment à la dépense. Avez-vous des suggestions sur la façon dont je peux dépenser plus d’argent?
N’aimerions-nous pas tous être comme lui? Ok, il dépense peu, très peu même, mais il ne semble pas en pâtir. Il ne se prive de rien. Il a su naturellement séparer ses besoins de ses désirs, et de toute évidence il a besoin de peu pour être bien (ce que nous savons tous d’ailleurs). Ce genre de concept ne peut pas être enseigné efficacement (au moins pas à la plupart d’entre nous). Le concept est compris mais rarement assimilé et suivi ; -) La discipline est un art qui s’entretient mais pour lui cela semble tout à fait naturel!
Je dois dire que la première idée qui m’est passée par l’esprit pour répondre à sa question a été « le mariage »! LOL! Surtout s’il est aussi chanceux que moi, ça devrait régler son problème d’excédent de fonds dans un temps record! : -D
Non, je ne suis pas une « frustrée du mariage », il s’agit d’un fait :- ) Si une personne frugale se marie avec une personne qui ne l’est pas, le débalancement du budget du ménage est une conséquence quasi immédiate (et je vous passe les détails). Il n’empêche qu’il y a des hommes et des femmes qui savent tout à fait gérer leur budget, et à Vous Messieurs Dames je vous tire mon chapeau! Enfin, si nous suivons le principe que les contraires s’attirent, il y a de grandes chances pour que cet « économiseur compulsif » rencontre une « dépensière compulsive ». Pauvre de lui…
En gros, le magazine Money recommande à ce lecteur hors du commun de « penser grand », de sortir du cadre de son budget, de s’autoriser à rêver à ce qu’il aimerait s’offrir et de se laisser aller. L’auteur fait également des suggestions de dépenses pour le pister dans la bonne direction.
Il conclut par quelques conseils pertinents qu’il est bon de rappeler de temps en temps. D’ailleurs Loïc, dans un de ses commentaires, y avait aussi fait allusion. Voici ce qu’il dit :
Il est important de se rappeler que la vie ne tourne pas autour des meilleures façons de ne pas dépenser et de ne pas se faire plaisir, surtout si on peut se le permettre. Ne perdez pas une occasion de vous gratifier de temps en temps (et pourquoi ne pas aider les autres à avoir une meilleure vie également? Avez-vous pensé à faire un don à quelques-uns des nombreux organismes de bienfaisance?)
Après tout, quel serait le plaisir de vivre une vie centrée sur l’épargne et, une fois plus âgé, de regarder en arrière pour se rendre compte que l’on n’a pas vraiment partagé des plaisirs de la vie, ou développé des intérêts que l’on pourrait enfin apprécier à la retraite. Ce serait vraiment trop dommage.
La morale de cette histoire? L’argent ne fait pas le bonheur, même s’il y contribue sérieusement. Encore faut-il savoir en profiter.
Popularity: 11% [?]
Billets qui peuvent aussi vous intéresser:













je suis ravie de voir que tes enfants vont mieux et que vous avez pu passer une bonne que dis je une excellente soirée ;-D
Oh oui comme j’aimerais etre ‘économiseuse’ compulsive au moins j’aurais pas à m’inquiéter pour payer (encore!!!!!) les réparations de la voiture ( un vrai gouffre ce tas de tole!)!