Je vous préviens tout de suite,
ce billet n’est pas un billet très gai, mais mon dernier post sur les achats de Noël, et vos réactions qui ont suivi m’ont inspiré. Certaines de vos suggestions et façons de passer un merveilleux temps des fêtes dans la joie et la simplicité étaient simplement fabuleuses! Noël Frugal, Noël Heureux… C’est vrai, ça va de pair, en tout cas pour moi, et de toute évidence pour beaucoup d’entre vous. Mais qu’en est-il de toux ceux qui sont forcés de faire preuve de frugalité même si ce n’est pas dans leur nature?
Je me suis décidée à fouiller un peu dans les nouvelles économiques pour saisir la progression de la situation économique au niveau mondial, mais surtout au Canada. Où en sommes-nous vraiment? La crise financière que nous traversons depuis plus d’un an maintenant a changé la perception des gens sur beaucoup de points. On a réalisé, et souvent à nos propres dépends, combien nos emplois ne sont pas protégés; on sait que l’on peut se retrouver au chômage avec une rapidité déconcertante. Et on connaît aussi les conséquences dramatiques que peuvent avoir une perte d’emploi sur une famille avec peu de moyens, ou encore des familles nanties mais sans fonds d’urgence pour parer aux coups difficiles. Un indicateur majeur, le nombre de reprise de finances sur les maisons au Canada a battu des records, tout comme le nombre de faillites personnelles.
Cependant pour les consommateurs qui ont emprunté des sommes pharaoniques sur leurs cartes de crédit (comparé à ce qu’ils peuvent vraiment rembourser), les nouvelles peuvent peut-être être meilleures que l’on ne pourrait le penser. En effet, les institutions financières émettrices de cartes de crédit semblent se rendre à l’évidence, elles ont accepté un nombre record de radiation de dettes. Moody’s Investors, une firme New-Yorkaise de notation financière, a annoncé en septembre dernier que les montant empruntés par les Canadiens sur leurs cartes de crédit, et absorbés par les compagnies émettrices ont augmenté de près de 60%, pour s’établir à des niveaux record au deuxième trimestre, comparativement à la même période l’an dernier. En clair, cela signifie que les banques ont accepté de se rendre à l’évidence. Certains consommateurs ne sont tout simplement pas en mesure d’effectuer leurs paiements. Elles décident donc de « fermer les livres » car rien ne pourra changer le fait que ces gens ne peuvent tout simplement pas rembourser. Évidemment, ce n’est pas le cas pour tous les consommateurs – ne vous faites pas d’illusions, s’il y a une toute petite chance que vous puissiez rembourser mais que par contre vous n’en ayez pas l’intention, la situation est tout à fait différente et la compagnie émettrice a alors tous les droits d’exiger son bien… avec intérêts…
Moody’s Investors a aussi annoncé dans le même rapport que le nombre de comptes en souffrance de plus de 30 jours a également augmenté de 23% dans la période avril-juin 2009 par rapport à l’année dernière.
Les prévisions annoncent que le chômage devrait continuer à augmenter dans les mois à venir et le nombre de faillites personnelles devraient rester à un niveau historique en 2010. Pas très reluisant tout ça…
Donc dans les faits il est vrai qu’on remarque une reprise de l’économie, mais d’un autre côté les économistes s’accordent à dire que celle-ci sera très lente, en partie parce que les ménages Canadiens doivent faire face à leurs dettes avant de pouvoir commencer à dépenser. Et je ne vous parle même pas de nos cousins Américains, dont la situation est bien pire que la nôtre…
Pour revenir aux dettes par carte de crédit, une dette est radiée quand le créancier comprend et accepte que la créance en question ne soit pas recouvrable. Cela arrive généralement quand un compte est en souffrance pendant plus de 180 jours (donc 6 mois), mais peut aussi se produire plus tôt.
Le fait est que le taux de chômage a augmenté drastiquement en raison de la crise financière mondiale. Logiquement, plus de monde n’est simplement pas en mesure de faire leurs paiements de carte de crédit. En général les banques font la chasse aux mauvais payeurs pour forcer ne serait-ce qu’ « un petit paiement » de leur portefeuille mais cette tactique s’avère particulièrement infructueuse de nos jours. Ce n’est pas une question de mauvaise foi, contre quoi on peut faire quelque chose de concret Non, l’argent n’est simplement pas disponible.
Lorsqu’une entreprise accepte finalement le fait qu’elle ne peut plus rien faire pour rentrer dans son argent, elle radie la dette en question.
Le fait demeure, les gens qui empruntent en connaissance de cause et dépensent inconsidérément seront sous une énorme pression pour effectuer leurs paiements. Maintenant, encore moins que jamais, n’est certainement pas le bon moment pour se prendre une carte de crédit et générer une montagne de dettes sans avoir l’intention de rembourser. D’ailleurs, chat échaudé craint l’eau froide, les banques restent extrêmement frileuses à l’idée de prêter des sommes d’argent importantes à moins qu’elles ne soient absolument certaines de rentrer dans leur argent. Si vous avez un bon dossier de crédit par exemple, elles vous prêteront encore certainement des fonds, mais ce ne serait pas à votre avantage de dilapider sans compter.
Pour en revenir à Noël, cela signifie certainement que les gens fêteront sagement cette année. Il n’y a simplement pas de liquidités disponibles. Vive un bon Noël frugal! Forcé ou non, l’esprit des fêtes devrait prendre le dessus malgré tout. Je vous souhaite de passer un Noël frugal et heureux, quelque soit votre situation financière.
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La situation ne doit pas etre beaucoup plus reluisante ici!! j’ai eu plaisir à lire ton article qui est tres interessant
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