Objectifs Financiers – Mars 2013

  • Montant de ma dette: $132,634.90 (Octobre 2010) 30 mois restant - $38,183.24
  • REER - But - Complet pour 2013
  • Fonds d'urgence - But $10,000 - Rencontré!
  • REEE - But $3,600 9 mois restant - $2,700
  • Compte Actions - But $1,122.92 d'ici Juillet 2013 3 mois restant - $1,164.82
  • Fonds Voiture - But $10,000 26 mois restant - $6,365.37
  • Fonds Disney World - But $5,000 9 mois restant - $1,766.46

Objectif Personnel – Remise en forme

  • Perdre 7.6 kgs d'ici au 30 juin 2013
    Poids au 14 janvier 2013: 61.6 kgs
    Sem 1: 61.2 kgs. PERTE - 400 grs
    Sem 2: 61.2 kgs. - 0 gr
    Sem 3: 59.8 kgs. PERTE - 1,800 grs
    Sem 4: 59.4 kgs. PERTE - 2,200 grs
    Sem 5: 59.4 kgs. - 0 gr
    Sem 6: 59.2 kgs. PERTE - 2,400 grs
    Sem 7: 58.8 kgs. PERTE - 2,800 grs
    Sem 8: 59.4 kgs. GAIN - 2,200 grs
    Sem 9: 59 kgs. PERTE - 2,600 grs
    Sem 10: 57.8 kgs. PERTE - 3,800 grs
    Sem 11: 58.2 kgs. GAIN - 3,400 grs
    Sem 12: 58.4 kgs. GAIN - 3,200 grs 3 mois restant - 4.4 kgs

Dossier La Presse – L’endettement des Québécois en 2011

Aujourd’hui j’ai fait quelque chose que je ne fais jamais. En revenant du parc à chiens où j’ai emmené Honey faire un tour (une expérience des plus enrichissantes), je suis passée au dépanneur du coin acheter La Presse. Je savais pour l’avoir entendu à la radio que le dossier spécial de cette semaine portait sur l’endettement des Québecois. Il s’est avéré que mes $2.35 ont été bien investis, je ne regrette pas mon achat… Cela m’a même incité à partager ce que j’ai appris avec vous, ainsi que mon opinion sur la question. Les chiffres et les faits qu’on nous sert dans le dossier font froid dans le dos.

Quand on lit que l’ensemble des dettes des consommateurs Québécois est passé de 8.9 milliards en 1981 à 75 milliards (soit 8 fois plus) en 2008, c’est-à-dire en 27 ans, on se demande où on va… D’après Alain Dubuc, collaborateur à La Presse, la raison principale de cet endettement est du à la facilité avec laquelle on peut accéder au crédit. Pour le citer, M. Dubuc dit que « l’endettement est le symptôme de quelque chose de beaucoup plus profond, une conception du bonheur, une façon de concevoir le progrès et le succès économiques ». J’ai aimé sa perspective. Si on couple la gratification instantanée (du genre J’aime, J’achète, Je payerai plus tard), avec l’insouciance face à l’épargne, on obtient d’après lui le stéréotype du consommateur Québécois actuel. Avec cela on ajoute les taux d’intérêt qui sont si bas que cela ne peut qu’inciter à consommer à moindres frais, plus la hausse constante et majeure depuis 10 ans du coût des maisons qui incite les nouveaux propriétaires à s’endetter (et les anciens à puiser dans l’équité de leur maison),et on obtient un cocktail explosif dangereux… ou plutôt une bombe à retardement.

Tous les journalistes dans le dossier s’entendent à dire que les taux d’intérêt vont augmenter prochainement, et tous s’interrogent sur ce que les ménages endettés seront en mesure de faire pour rencontrer leurs paiements quand cela va arriver. En fait le moment présent serait idéal pour justement rembourser le plus possible la dette que l’on a. Les taux étant si bas, l’effort devrait être mis pour se libérer et non pas pour s’aliéner davantage. Mais bon, plus vite dit que fait. Un autre chiffre qui fait peur, d’après le Mouvement Desjardins le prix des propriétés a augmenté de 112% en 10 ans alors que la croissance des revenus pendant la même période n’a été que de 33%. Donc Oui, il est facile de dire qu’il faut arrêter de dépenser pour rembourser ce que l’on doit, il n’empêche que les revenus augmentent beaucoup moins rapidement que certains coûts essentiels. L’immobilier d’une part, mais pour n’en mentionner qu’un autre, le prix de l’essence qui ne descendra plus jamais en dessous du dollar, c’est certain. La misérable dernière « augmentation » que ma compagnie (à l’époque où j’étais salariée) a osé m’offrir m’a poussé davantage vers la porte, elle était de moins de 2%, donc moins que l’inflation. Et je me rappellerai toujours la façon dont cela m’avait été présenté, comme si je faisais partie des privilégiés qui avaient eu la chance de recevoir une « augmentation » cette année, je devais dire Merci, et me penser chanceuse de garder mon emploi! Quand je pense que les dirigeants de cette même compagnie font des millions chaque année (notamment en actions), je me dis qu’il y a de la malhonnêteté flagrante dans l’air. Oh, je ne me plains pas, après tout nous sommes dans une société capitaliste et je suis à l’aise avec ça. J’ai fait la seule chose logique dans les circonstances, je suis partie à mon compte. Cependant ce n’est pas tout le monde qui peut en faire autant, la grande majorité reste prise dans un engrenage. Si j’avais eu des dettes par-dessus les yeux cela m’aurait certainement fait hésiter avant de faire le saut.

Louise Leduc écrit dans son article qu’il n’y a pas si longtemps il était honteux d’avoir des dettes et de faire faillite. Maintenant c’est beaucoup mieux accepté dans notre société, et faire faillite est même devenue une façon rapide et pas si compliquée en fin de compte de faire table rase et de repartir à neuf. Ce qui était considéré comme un achat luxueux est maintenant une banalité. Les étudiants sont beaucoup plus nombreux à se rendre à l’université avec leur propre voiture. Nous sommes dans une société de consommation où il est justement bien vu de consommer, même si on ne peut pas nécessairement se le permettre. Rares sont les personnes de nos jours qui n’ont pas un téléphone cellulaire dernier cri, un Ipod Touch, plus d’une télévision (en fait pratiquement une dans chaque pièce), des meubles en cuir, une voiture neuve (au moins une par membres adultes de la famille en fait)… et le train de vie est évidemment en corrélation, donc on s’offre minimum un voyage par année, une belle maison, de nombreuses sorties au restaurant, etc… Les institutions financières sont pointées du doigt, bien sûr. Elles sont les premières à inciter au crédit facile, et se gorgent de l’intérêt que cela leur rapporte. Une statistique inquiétante indique que près du tiers de la dette est composée de dettes courantes à court terme. Il ne s’agit donc pas ici de rembourser son hypothèque sur 15 ans ou plus, mais surtout de rembourser son dernier voyage à crédit et autres petits plaisirs que l’on se serait fait. Un indicateur clef, depuis quelques mois le gouvernement fédéral oblige les banques à écrire sur les relevés de carte de crédit combien de temps cela prendrait au détenteur pour rembourser sa carte en totalité si celui-ci ne fait que payer le paiement minimal dû. D’après le sondage, 17% des Québécois sont dans cette situation, une vraie manne pour les banques. Pour le moment elles n’ont pas à indiquer combien cela représente en intérêts mais Louise Leduc mentionne dans un de ses articles qu’avec le montant minimal demandé en ce moment et les taux actuels en vigueur, une facture de $10,000 prendrait 80 ans à rembourser, et reviendrait à $50,000 en intérêts! Les chiffres sont aberrants mais néanmoins corrects. Plus que de la malhonnêteté, j’appelle ça un racket organisé.

D’après le sondage CROP de La Presse, 30% des Québécois sont endettés, 19% dépensent tout ce qu’ils gagnent (je faisais partie de cette catégorie en 2001) et sont donc sur le bord du gouffre puisqu’ils n’ont pas de fonds d’urgence et seulement 52% épargnent.  Un des problèmes est qu’une trop grande partie de la population considère sa marge de crédit comme un actif, un fonds dans lequel ils peuvent puiser et rembourser quand ils le peuvent. C’est vrai, j’ai été tentée d’utiliser ma marge de crédit comme un fonds d’urgence, et j’ai décidé de ne pas céder. Certaines personnes le font, et puisent sur ce compte qui est généralement à bas taux d’intérêt (variable) en cas de coup dur. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, à condition de pouvoir la rembourser rapidement. Le problème apparaît vraiment quand on vient à penser que sa marge, ou sa carte de crédit, est une extension de son actif. Le piège est si tentant, si facile d’accès.

Je me demande de quoi demain sera fait, quel sera le profil financier du Québec dans 5 ans, si nous, en tant que consommateurs, ne redressons pas la barre? Si rien n’est fait il est clair que la situation va aller en empirant, le dossier d’ailleurs n’exclut pas une crise financière comme celle qui a entraîné les États-Unis. De quoi frissonner.

Bref, le gouvernement est inquiet, et ce qui ne fait rien pour arranger les choses, la population vieillit et ne contribue pas comme elle devrait à ses vieux jours. La proposition de Claude Castonguay, ancien ministre libéral, de créer un nouveau régime REER obligatoire a soulevé de gros débats la semaine dernière, mais ne verra pas le jour en fin de compte. Cela montre bien que le problème est réel, profond, et lourd. J’aime par contre l’alternative qui a été soulevée, et qui est de forcer les employeurs à contribuer à un REER obligatoire, ce qui ferait un bon incitatif à cotiser pour les employés. Je serais vraiment d’accord pour forcer les employeurs à mieux traiter leurs travailleurs. Si les augmentations de salaires ne sont plus qu’une chimère, ils n’auraient pas le choix au moins que de cotiser à la retraite de leurs employés, une belle idée!

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet, mais l’essentiel est là, en tout cas de ce qui m’a intéressé dans le dossier. Le futur est sombre… Il est rare que je commente les actualités, et je trouve ça dommage d’ailleurs. Aujourd’hui j’avais le temps, j’avais envie, et le sujet était tout simplement trop important pour l’ignorer. Si vous avez des commentaires n’hésitez pas!

(Sources : Le Dossier La Presse Endettement des Québécois – 15 Janvier 2011)

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12 commentaires pour Dossier La Presse – L’endettement des Québécois en 2011

  • Val

    Bravo Krimo, voilà des conseils très sages. En plus c’est prouvé, ça fonctionne! À bas les dettes et Vive la liberté! :-)

  • Krimo

    Merci Val :)
    effectivement, régler ces dettes en 12 mois ça prend une bonne dose de motivation et de discipline ;) mais disons que mon niveau d’écœurement était au top!!! et je voulais faire tout se que je pouvais pour me libérer de ces situation ;) Mon bon salaire m’a aider beaucoup aussi :)
    Mais bon, mon conseil pour les lecteurs de ton blog : 12mois, 18mois ou 24 mois … le plus important c’est de vous libérer de vos dettes au plus vite! ne lâchez pas! vous êtes capable ;)
    Krimo

  • Val

    Merci krimo pour ce superbe témoignage! J’espère que votre vécu va en encourager d’autres. Wow, régler toutes sa dette en 12 mois, il faut avoir une sacré dose de motivation et de courage, Chapeau Bas!

  • krimo

    Bonjour,
    Quel bel article ! je réagis car moi-même j’étais dans cette spirale étourdissante d’endettement à mort ! je ne me privais de presque rien ! Avec mon gros revenu ma banque m’a ouvert une marge de crédit de 15000$ et une carte visa de 5000$ ! Et Hopla la folie !! Des voyages, des gadgets des folies…
    J’ai tous mis sur les deux et je me suis retrouvé à payer, payer et encore payer sans fin!! Le stress augmentait à mesure que je constatais que j’étais pris au piège !! Attaché ! Enroulé dans une spirale infernale sans fin ! :S
    Des mois passés dans ce stress, je me suis dis : STOP!!… j’ai pris une journée de congé de la job pour m’isoler et réfléchir à ma situation et les moyens que j’ai pour m’en sortir. Après 8h de recherches sur le net, de calculs, de révision de plusieurs scénarios je suis sorti avec un scénario qui s’applique à mon cas ! Et l’objectif #1 était : « Supprimer les dettes » ! J’ai coupé dans mes dépenses (me suis serré la ceinture comme dirait mon grand père), j’ai vendu les gadgets inutiles, revenu avec une auto au lieu de 2 (j’aime l’autobus ! :) ), j’ai coupé les soirées enflammées au bar (j’ai repris le jogging que j’aime bcp), je me suis monté un beau chiffrier Excel pour suivre au dollars près mon budget. Au bous de 12 mois, j’ai réglé toutes mes dettes, fermé la marge de crédit, réduit ma visa à 2000$ (que j’utilise seulement pour les bonnidollars et je rembourse à mesure) et ramassé 15000$ dans mon compte ING et le plus important dans tout ça, c’est que j’ai retrouvé ma grande forme physique et mentale, fini le stress et l’angoisse :)
    Je me suis pris en main et me suis sortie d’une situation éprouvante financièrement et moralement ! Et je ne retomberais jamais dedans ! Ma banque ainsi que d’autres banques me sollicite toujours pour des cartes de crédit des marges de crédit et … 10000$, 15000$, 20000$ demande et tu recevras !! loll
    Lorsque je reçois ces offres, je rigole loll, je les déchire et je dis à voix haute : C’est moi qui peux vous prêter de l’argent maintenant les Enc… !! loll

    Voici mon histoire ! j’espère quelle vous inspirera ;)
    si vous êtes étranglé par les dettes, prenez le temps de vous assoir avec vous-même, cherchez des solutions car il y’a surement plusieurs qui s’appliquent à votre cas et mettez y tout votre cœur ! même plus! tout vos tripes!!
    on se sent super bien une fois libéré des chaines des dettes croyez-moi ! ;)

    Krimo

  • jondalard

    Bonjour à tous, vous serez étonnés de me trouver ici car je suis français. J’ai été au québec invité par un ami qui habite la region de montreal. Hé oui  » je me souviens ». Je m’intéresse à la situation financière car j’envisage d’acheter un appartement à Montreal pour mes enfants car la situation en france n’est pas preoccupante, selon moi ()t beaucoup d’autres) elle est désesperée. Pour nous c’est moins grave, mais pour nos enfants!!!! Pour avoir une famille et tout au long de sa vie il faut un métier, un emploi, un pays avec des gens qui dirigent responsable de ses citoyens donc d’apres ce que je comprends à vous lire c’est l’endettement des particulers qui est preocuppant et non celui de l’etat CANADA? ET PUIS IL Y A LA SITUATION AUX ETATS UNIS qui forcement va s’inviter. On ne peut pas passer a travers toutes les gouttes, bon courage à tous. Vos commentaires sont plein de bon sens .

  • Val

    Merci Maryse pour ton témoignage! C’est vrai que d’avoir des parents responsables vis-à-vis de l’argent doit certainement donner un bon exemple de vie et une belle discipline, si cela est bien fait. Je rajoute le « si » car les parents de mon ex, s’ils n’étaient pas riches, n’étaient certainement pas endettés; pourtant il semble qu’il n’en a pas tiré les mêmes leçons de vie que toi!

    Quand j’ai lu que tu te privais pour vivre je me suis dit que ce n’était certainement pas le bon exemple à suivre. Après tout, à quoi bon gagner de l’argent si ce n’est pas pour en profiter un peu. Puis j’ai continuer de te lire et j’ai vu que tu te faisais quand même de vrais petits plaisirs, comme le spa ou la TV plasma, ou même avoir des animaux de compagnie :-) En fait, tu vis en deçà de tes moyens, donc tu dépenses moins que ce que tu ne gagnes, ce qui est exactement ce qu’il faut faire. Tu as raison de ne pas céder à l’envie. Je ne sais pas combien gagnent tes amis mais il est fort à parier qu’ils vivent certainement beaucoup à crédit, à voir leur train de vie. Je pense surtout que c’est eux qui devraient t’envier, même s’ils n’ont certainement pas la présence d’esprit d’y réfléchir. Sérieusement, je pense que pouvoir dormir sur ses deux oreilles la nuit, sans soucis financiers, n’a certainement pas de prix. À quoi bon s’offrir des vacances deux fois par année si ensuite on vit dans l’angoisse de ne pas pouvoir rembourser ses dettes?

    Je ne sais pas quel âge tu as mais encore une fois tu as raison de penser à ta retraite. Mes sincères condoléances pour ta grand-mère, j’espère qu’elle a vécu et s’est éteinte sereinement.

    Encore Merci, et au plaisir de continuer à te lire.

  • Maryse

    bon article ! je suis contente d’avoir une maison et des économies car si je devais commencer aujourd’hui ça me coûterait sûrement beaucoup plus cher puisque tout a si rapidement augmenté en 10 ans …

    mes parents ont acheté leur maison en 1974 avec une hypothèque avec des taux très élevés… seul mon père travaillait et ils se sont privés beaucoup et ont remboursé en 7 ans !! mais ils avaient connu la misère dans leur enfance, des familles nombreuses sur de fermes à vivre bien mais pauvrement, à tout partager, etc…

    ils m’ont élevée, enfant unique, dans un monde où je n’ai manqué de rien. ils m’ont légué leurs valeurs et la bonne gestion de l’argent. je vis une bonne situation en ce moment. je me prive, je n’ai pas de cellulaire et je ne voyage pas. j’attends d’avoir remboursé mon hypothèque. par contre à leurs yeux, je me gâte encore beaucoup trop ! (aquarium, chats, spa, tv plasma)

    lorsque je me compare avec mes amis, je suis souvent envieuse. ils vont au resto, se paye des consoles de jeux, voyage 2 fois par an, ont des voitures neuves… mais je pense à mes parents qui approchent la retraite avec bcp de REER et je me dis qu,il ne faut pas céder. L’accession au crédit et le fait qu’on a été élevés dans la ouate pour la plupart sont un cocktail explosif.

    la semaine derniere ma grand-mere est décédée. dans le brouhaha des centres d’accueil et du CHSLD, j’ai beaucoup réfléchi sur le niveau de confort que mes parents pourront ou pas se payer et ce que je désirerai pour moi-même rendu là. je sens que malheureusement beaucoup de québécois seront bien déçus de leur niveau de vie passé 70 ans…

  • Cela fait froid dans le dos. Cela me fait penser à Krash, la série qui refait l’historique de nos déboires des dernières années en matières de finances…

    Pour ce qui est de ce que Yannick mentionne (ce sont quand même les clients qui signent [le contrat de crédit])… je crois pour ma part que l’humain est rarement rationnel et logique.

    Je pourrais parler de la biochimie du cerveau mais ce serait un brin lourd alors je m’en abstiendrai! L’essentiel est de comprendre que dans notre tête, la logique et le rationnel se battent avec le plaisir, la gratification instantanée lorsque vient le temps de prendre une décision.

    Je crois que malgré que l’on atteigne biologiquement l’âge adulte, nous conservons des réflexes bien enfantins surtout lorsqu’il est question de satisfaction d’un besoin (réel ou pas) immédiat. C’est bien platte, mais c’est ça.

    Super billet Val en passant ;)

  • Salut Val,

    Super article ! Tu as eu bien raison de commenter l’actualité et je crois effectivement qu’il y a de quoi s’inquiéter. On dirait que le gouvernement  » allume » seulement maintenant. Ce matin, il était question du changement sur les hypothèques sur 35 ans : Flaherty ne veut plus assurer les hypothèques de plus de 30 ans. Mmmmmh, y’a un air de déjà vu, non ? C’est exactement le même problème qui a précipité les Etats-Unis dans la crise, il y a un peu plus d’un an.
    Seulement voilà, est-ce qu’on ne crie pas au feu un fois que la grange est brûlée ? Il faudrait peut être légiférer sur l’accès au crédit : des entreprises de contrôle du crédit existent déjà : alors pourquoi pas mettre en place un quotat de crédit et un montant limite accessible ? Si une telle législation n’existe pas encore, c’est que certains doivent encore y trouver avantage…

  • Yannick

    J’ai trouvé cet article de Pierre Huhamel qui va dans le même sens. Très intéressant:

    http://pierreduhamel.ca/2011/01/17/lepargne-obligatoire-une-fausse-bonne-idee/

    ————
    Qui a le goût d’épargner quand un dépôt à terme, immobilisé pendant trois ans, ne rapporte que 1,55 % d’intérêt ? Les taux d’intérêts actuels sont une incitation permanente à la consommation et un antidote puissant à l’épargne. Pas besoin d’aller plus loin. On épargne plus quand ça rapporte et on dépense davantage quand c’est pas cher.

    Il serait étonnant que Banque du Canada hausse son taux directeur demain. Tôt ou tard elle devra cependant le faire glisser à la hausse. Il faut rétablir une vérité fondamentale : l’argent a un prix, tant pour celui qui emprunte que pour celui qui épargne.
    ————

  • Excellent article ! J’aurais presque pu écrire le même, tant je suis d’accord avec toi.

    Le débat tourne autant autour de la dette que du travail, de la conception que l’on en a et qui a radicalement changé. Comme tu le soulignes, aujourd’hui c’est normal d’avoir des dettes, mais ça n’a pas toujours été le cas. De même, aujourd’hui, c’est normal de ne pas être respecté pour son travail ni rémunéré en fonction de ses propres résultats, mais ça n’a pas toujours été le cas non plus.

    Sans vouloir tomber dans le classique et très subjectif « c’était mieux avant », ceux qui me lisent régulièrement savent que j’aime faire parler les chiffres, et c’est ce que tu as très bien fait dans cet article : « le prix des propriétés a augmenté de 112% en 10 ans alors que la croissance des revenus pendant la même période n’a été que de 33% ».

    Le prix du pétrole a également explosé sur la même période, avec des répercussions sur l’essence, mais aussi sur tous les produits qui doivent être transportés ou qui sont en plastique. Autrement dit, 95% des produits de consommation courante.

    Au final, tu as beau faire attention à tes dépenses, la tâche n’est pas facile et ce n’est pas étonnant de constater que de plus en plus de ménages soit en difficulté et endettés.

  • Yannick

    Bien d’accord avec toi, ça fait peur. Par contre, ce qui m’inquiète c’est que, bien que les banques profitent de cette faiblesse des gens, ce sont tout de même les clients qui signent et choisissent de s’endetter. On dirait que certaines personnes ne saisissent pas l’implication de payer plus tard ou de payer le minimum sur une carte de crédit (à un taux d’intérêt quasi-usuaire en ces temps de bas taux d’intérêts)

    Le problème à mon avis en est un d’éducation…ou, dans le cas contraire, d’inconscience et d’insouciance.

    Si les gens s’informent, arrête de s’endetter et se mettent à épargner, les banque ne pourront plus les presser comme des citrons.

    Les banques sont simplement opportunistes, elle fournissent un service car la demande est la malgré les hauts taux. Quand les gens comprendront que ce n’est pas intéressant de vivre de cette façon, il n’y aura plus de demande et personne à exploiter.

    J’ai simplement peur que les mentalités ne changent pas ou pire… empirent avec le temps.

    En tout cas, moi je crois faire la bonne chose alors quand j’en ai l’occasion, j’essaie d’influencer les gens que je connais à faire de même.

    On se croise les doigts pour le futur du Québec

À vous!

  

  

  

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