Je vous préviens tout de suite, ce billet n’a rien à voir avec le sujet des finances personnelles donc si c’est seulement ce qui vous intéresse sur ce blogue je vous demanderais de revenir demain :-) Mon début de semaine a été si difficile que je ne peux m’empêcher de le partager avec vous. Cela explique pourquoi j’ai été plutôt discrète ces derniers jours, ce n’était certes pas volontaire…
Pour commencer, je me suis réveillée au milieu de la nuit dimanche avec un mal de gorge abominable, et j’aurais bien pris de quoi pour tuer le mal dans l’œuf mais malheureusement je me suis aperçue que je n’avais rien à la maison… Donc j’ai attendu le lendemain, je ne me voyais pas en train de sortir la voiture en pleine nuit. Mais la nuit a été vraiment dure…
Lundi le 8 décembre, courbaturée comme si on m’avait battu mais sans fièvre et avec un nez plus ou moins dégagé, je me décide à aller au bureau car j’ai des rendez-vous importants. C’est ma deuxième
semaine dans ce nouveau groupe, je ne peux pas laisser traîner les choses, ça fait désordre, si tôt dans le projet… Je vérifie la température, -19 degrés Celsius, -30 avec le facteur vent! Brrrrrrr. Pas question d’attendre le bus dehors, ni de marcher dans ma condition, je décide de prendre la voiture, qui est heureusement garée dans mon garage, au chaud… Même si la voiture ne fait certainement pas partie d’un mode de vie frugal, quand on a des enfants et par un climat nordique, c’est un incontournable. Je m’arrange générallement pour prendre les transports en commun le plus possible; même quand les enfants sont avec moi, quand il fait beau je prends le bus, ils adorent ça; mais là, dans ma condition et dans le froid glacial, non merci… Bien m’en a pris car vers 14 :00 je n’étais vraiment plus capable de fonctionner, j’avais mal partout et surtout l’impression que ma tête était dans un scaphandre rempli d’eau. Abominable sensation. Enfin, j’avais vu les gens les plus importants, il ne me restait plus qu’à aller voter (eh oui, jour des élections provinciales lundi dernier, je n’aurais jamais manqué à mes devoirs civiques), je devais aussi renouveler ma carte d’assurance maladie et j’en ai profité pour renouveler mon permis de conduire à l’avance, je suis passée me chercher un tueur de grippe à la pharmacie (Tylenol Extra Fort jour et nuit pour grippe, je recommande!), j’ai déposé un chèque à l’école pour la cafétéria de ma fille… Bref, j’ai combiné toutes les activités que je devais absolument faire et que je ne cessais de repousser parce que je ne sortais jamais assez tôt du bureau.
À 15 :30, sous un soleil radieux et par -20 de température sans facteur vent, je me suis glissée sous la couette après avoir avalé mes Tylenol, et hop, envolée dans les bras de Morphée!
À 20 :30 je me suis réveillée par hasard, j’en ai profité pour avaler un Tylenol nuit et me mettre au fait des résultats des élections, et hop, re-Dodo!
Le mardi 9 décembre, 6 :00, je me suis réveillée un peu groguie mais je n’avais plus de courbatures, et je pouvais respirer librement. Je n’aurais certes pas été en mesure de courrir le marathon, mais ce remède que j’ai avalé est vraiment miraculeux! Ça tombe très bien car j’ai un rendez-vous petit-déjeuner pour 8 :00 avec mon nouveau patron et nouveau groupe, je ne peux pas me permettre de rater ça; et le soir, apéritif et souper avec mon ancienne patronne avec laquelle je m’entends si bien; une autre raison pour procéder à la « levée du corps »; donc je décide une fois encore de prendre ma voiture pour éviter de prendre froid inutilement et de rechuter. Le temps est clément, moins froid que la veille, il faut beau, il n’y a personne sur les routes à cette heure ci. Je suis au bureau et commence ma journée à 7 :00, rattrape les activités de la veille, me mets à jour sur mon courriel, etc… et me rends au restaurant pour le petit-déjeuner comme prévu. Ma journée débute parfaitement.
Ils avaient bien annoncé une tempête de neige la semaine précédente, mais avaient changé les prédictions par la suite de 30 cm à 5 cm (donc chute de neige minimale), et le temps était clair. Après une partie de la matinée passée au restaurant, j’ai été enfermé dans une salle de rencontre la plupart de la journée. Ce n’est que vers 17 :30 que je suis descendue au bureau de mon ancienne patronne et que nous sommes sorties pour prendre un verre. Et là, nous nous sommes toutes les deux rendues compte que la neige s’était accumulée, il tombait du ciel un mélange de neige et d’eau glacée, le vent était également au rendez-vous. Le temps était vraiment affreux. On a patiné un peu et on s’est engouffrées dans le bar de l’hôtel du coin, au centre-ville de Montréal. Là bien sûr il faisait chaud et bon, et on a vite oublié ce qui se passait dehors.
On est ressorties une heure plus tard pour aller manger, un sushi excellent à 100 mètres de là, et on se retrouve encore à patiner dans encore plus de neige, toujours cette eau glacée qui tombe du ciel… On rit et on court comme des collégiennes et on se retrouve au restaurant. Encore une atmosphère chaleureuse et ouatée, une petite musique agréable et bien sûr un repas extraordinaire. La conversation va bon train, on prend notre temps, on s’amuse… Il est 22 :00 quand on sort du restaurant.
Et là… La situation climatique n’a fait qu’empirer pendant que nous étions coupées de la réalité, mais en plus nous sommes à côté du Centre Bell où le Canadien disputait un match de hockey, et comble de joie, ils ont gagné! La rue est pleine de monde heureux. On court tant bien que mal vers notre tour à bureaux chercher la voiture; une fois dans la rue au volant de la van, qui est toute sèche est agréablement tempérée, (normal, elle a passé la journée à l’abri des intempéries), on se rend compte que la situation est absolument horrible. La plupart des rues sont bloquées, il y a du monde partout… le déneigement a commencé et les gens, les quelques 25,000 personnes qui étaient au Centre Bell rentrent chez eux… en même temps que nous. On aurait pas pu choisir notre moment plus mal que ça…
Je vous passe les détails mais les ponts menant à la Rive Sud où nous habitons chacune dans une ville différente étaient complètement bloqués, le temps de la déposer chez elle il était minuit (2 heures pour trouver un moyen de traverser les ponts alors que cela prend normalement 30 minutes au maximum). Et je me rends enfin chez moi. Les conditions routières étaient abominables, la neige formait des ornières dont il était difficile de s’extraire, même équipé de pneus
neige. Et en plus le verglas se met à se former par dessus, il tombe de la pluie glacée qui forme un film de plus en plus épais sur mon pare-brise et sur toute la voiture. Impossible de voir par les fenêtres, je ne réussi à garder mon pare-brise utilisable qu’en forçant le chauffage au maximum et en utilisant les essuie-glaces à leur puissance maximale. Je me rends enfin à ma rue, qui n’est pas passante et donc complètement gelée. Il est 1 :00 du matin, et là, comble du comble… Je me rends compte que mon entrée est complètement fermée par la neige! Pour information, je paye une compagnie pour qu’elle vienne déneiger mon entrée, mais la ville passe également pour débarrasser la rue de la neige. En passant, l’énorme machinerie de la ville renvoie une partie de la neige dans l’entrée de garage de chacun, ce qui défait le travail des déneigeurs privés… et avec le verglas qui se forme, je me retrouve avec un mini mur de neige glacée, juste devant chez moi et qui m’empêche de rentrer ma voiture au garage. Pas le choix, je me gare plus ou moins bien dans la rue, la rage au cœur, je déclenche l’ouverture de la porte du garage, je vais me chercher une pelle à neige, et me voila, à 1 :00 du matin, à me forger un espace juste assez grand pour y passer ma van, sous une pluie verglaçante qui ne lâche pas. Quand je pense que la veille j’étais alitée, sur le point d’y rester… Je me demande bien ce que je fous là.
Évidemment, quand j’étais mariée, c’était une des activités dont mon ex s’occupait
Je n’irais certainement pas jusqu’à dire qu’il me manque mais j’ai sûrement pensé à lui tout en pelletant difficilement cette neige recouverte d’une croute de glace… C’est lourd et difficile, la neige! Surtout quand on n’est pas équipé pour! Je portais des pantalons de bureau, autant dire qu’ils sont bons pour le dégraissage!
J’en profite, tant qu’à y être, pour retirer le plus de neige possible sur les marches de mon entrée pour permettre au facteur de venir le lendemain, et pour y verser un peu de sel pour faire fondre le restant. Pas bon du tout pour l’environnement mais quelques fois il est impossible de faire sans.
En tout et pour tout il est tombé 20 plein centimètres de neige… Ce n’est pas tant que c’est mais c’est la première tempête et les gens oublient vite d’année en année. Je n’avais jamais vu d’embouteillage de cette sorte à une heure aussi tardive de la nuit, et ce matin c’était le même scénario. Sauf que cette fois ci j’ai décidé de travailler de la maison
Nous avons notre soirée de Noël ce soir mais je n’irais pas, je suis très fatiguée de la veille et je n’ai pas envie de tenter le diable. Et de plus, demain matin, 7 :30 j’ai un entretien pour un nouvel emploi potentiel! Je ne suis pas sûre de vouloir laisser mon emploi en ce moment car je viens juste d’éviter la deuxième vague de licenciements majeure (2 en 2 mois, vive la crise…) mais les fonds pour le projet sur lequel je serais assignée sont sécurisés, la compagnie a les reins solides et plus que tout, je fais confiance à la personne qui m’a trouvé la position. Il s’agit de la même personne avec qui j’ai fait affaire quand j’ai décroché mon premier emploi à mon compte (avant de tomber enceinte de mon fils), et cela m’avait laissé une superbe expérience. Je n’ai rien à perdre, au pire ce sera un petit-déjeuner gratuit en agréable compagnie :-) Ce n’était rien de planifié en fait, j’ai juste reçu un appel lundi avant de m’écrouler dans mon lit.
Il ne faut jamais dire Non à de nouvelles opportunités dans la vie, en tout cas pas sans les avoir évaluées proprement. Personne ne peut dire de quoi demain sera fait, ce début de semaine est un exemple flagrant! Je reste ouverte à de nouvelles opportunités et de nouveaux défis. Et je vais devoir sortir dans peu de temps pour dégager de nouveau mon entrée pour permettre au facteur de passer… Pas de doute, l’hiver est bel et bien là et nous aurons un Noël Blanc!
À très bientôt, probablement demain en fait, avec un billet résolument orienté finances personnelles!
Popularity: 7% [?]
Billets qui peuvent aussi vous intéresser:











Aucun Commentaire
Articles Au Hasard
Laisser vos Commentaires ci-dessous