Ce billet décrit une méthode qui se recoupe avec la stratégie de financement REER que Yannick avait proposé en Octobre dernier. Si vous n’utilisez pas ce type de méthodes je vous recommande fortement de les considérer car non seulement elles contribuent à vous forger un avenir plus riche et sans soucis, elles peuvent vous permettre également de financer certains projets. Penchez vous donc sur la question! ; -)
Contribuer à mes REER ne fait pas partie de mes objectifs officiels de 2010. Même si je ne rajeunis pas et qu’il n’est jamais assez tôt pour commencer à contribuer, j’avais d’autres priorités au début de l’année qui encombraient ma liberté de mouvements et de choix. Ne faisant pas exception à la norme, le montant de mes entrées d’argent est limité et en début d’année ma priorité numéro 1 était de rembourser mon ex. Cette priorité est suivie de la reconstruction de mon fonds d’urgence (fortement impacté par ma première priorité), et du remboursement accéléré de mon hypothèque. Cependant, même si j’ai beaucoup diminué mes contributions à mes REER, je n’ai jamais totalement arrêté de contribuer.
Mon employeur propose un régime d’achat d’actions, qu’il accote jusqu’à un maximum de 2%. Dans les termes cela veut dire que ma compagnie me donne l’équivalent de 2% de mon salaire gratuitement, je n’allais certainement pas refuser une telle offre! C’est à l’employé de choisir si les fonds sont enregistrés ou non, et quelques mois après avoir été embauchée j’ai pris la décision d’avoir cette somme dans mes REER. Je mets donc automatiquement et de façon complètement transparente l’équivalent de 4% de mon salaire dans des REER tous les ans.
En plus de cela ma compagnie propose à ses employés un REER collectif auquel je contribue par retenues salariales. L’argent est pris directement à la source, encore une activité transparente qui me convient parfaitement.
Un des avantages de ce prélèvement est le remboursement anticipé de l’impôt. Ma compagnie prélève moins d’impôts sur mon salaire parce que je cotise à un REER directement à partir de mon chèque de paie. Cela réduit l’impact de la déduction sur mon chèque et a aussi l’effet positif additionnel de limiter le montant que je « prête » (contre mon gré, et sans intérêts) au gouvernement. Par là je veux dire que lorsque nous recevons un remboursement d’impôts il s’agit ni plus ni moins d’argent qui nous appartient que le gouvernement a prélevé en surplus, et qu’il nous rend. En cotisant à mes REER à la source le gouvernement emprunte moins sur mon dos.
Donc en procédant de cette manière, le remboursement d’impôts auquel on peut s’attendre est évidemment moins élevé. Jusqu’à présent je n’ai pas identifié les sommes ainsi mises de côté, je me suis contentée de mettre toute somme en surplus dans mon fonds d’urgence sans me préoccuper de sa source puisque mon but était de rembourser ma dette.
Financer un projet – ma prochaine voiture
Maintenant que j’ai beaucoup moins de pression puisque la dette due à mon ex est derrière moi, je peux enfin identifier, et utiliser ces fonds en me payant le luxe de m’offrir mon propre remboursement : -) En effet pour savoir exactement combien d’argent est ainsi mis de côté il suffit de multiplier le montant de la déduction de chaque chèque de paie par son taux marginal. Au lieu de laisser cet argent dans mon compte en banque, je compte mettre en place un virement périodique de ce montant dans un compte d’épargne spécifique.
J’ai le projet idéal pour ça; ma van commence à prendre de l’âge. Elle a eu 5 ans en mai, et je pense qu’elle devrait encore avoir une vie utile de 5 à 7 ans, peut-être un peu plus mais je ne veux pas prendre de chance. Elle risque également de tomber en panne avec l’âge et de me coûter plus d’argent. Je suis sûre que Mama-Zen serait d’accord avec ma stratégie, et elle n’est certainement pas la seule. Il est temps que je mette de l’argent de côté pour l’achat d’un nouveau véhicule, que j’achèterai bien sûr d’occasion. J’ai l’intention d’utiliser l’équivalent de ce remboursement d’impôt virtuel pour financer ce prochain achat d’importance : -)
Voyons un peu comment je devrais m’en sortir…
Pour le moment je cotise $100 toutes les deux semaines à mon REER collectif. Mon taux marginal d’imposition est de 45,7%. Le truc est de mettre en place un transfert bi-mensuel de $45.7 sur un compte ING que je vais nommer « Voiture » (quelques fois la portée de mon imagination m’impressionne LOL). À la fin de l’année, si je garde mes prélèvements à leur minimum, j’aurais $2,600 placés dans un REER mais aussi $1,188.2 sur mon compte « Voiture » ING. Et tout cela sans effort, de façon complètement transparente. Vous voyez le principe?
Ce n’est cependant pas tout. Au retour de mes vacances de France, donc en Août je vais passer mes cotisations de $100 à $300 car c’est à peu près à ce moment là que les prélèvements sur mon salaire de la RRQ (Régie des Rentes du Québec) et de l’AE (Assurance Emploi) cesseront. Vers la fin septembre ce sera au tour des cotisations au RQAP (Régime Québecois d’assurance Parentale), mais je n’attendrai pas jusque là pour augmenter mes cotisations REER. J’ai suivi les conseils et l’information que Jacques avait fournis dans son commentaire, et je suis allée comparer mes relevés de paie de début et de fin d’année. J’ai ainsi pu établir quand dans l’année les cotisations prélevées automatiquement sur mon salaire cessaient, ce qui me laisse évidemment plus d’argent pour mon budget un peu avant notre départ en vacances nous, Citoyens Canadiens, nous serons alors affranchis de nos impôts vis-à-vis du gouvernement.
Pour information seulement, la journée d’affranchissement de l’impôt marque le jour de l’année où la famille canadienne moyenne a gagné suffisamment d’argent pour acquitter les impôts perçus par les trois ordres de gouvernement : fédéral, provincial et municipal. Comme dit Jacques, cette journée dans l’année est uniquement symbolique et montre seulement que nous contribuons un peu moins de 50% de nos salaires bruts en impôts (puisque cette journée se situe vers la mi-juin chaque année). En 2009 la journée d’affranchissement de l’impôt a eu lieu le 12 juin au Québec. C’est après cette date que les Canadiens ont la joie de voir le montant de leur chèque de paye augmenter légèrement jusqu’à la fin de l’année… pour ensuite rechuter misérablement en janvier de l’année suivante. Si vous vous demandiez pourquoi vous aviez pu remarquer ce phénomène tous les ans sur votre chèque de paie, vous avez maintenant la réponse! ; -)
Bref, une fois que le fardeau fiscal aura été payé en partie, et après nos vacances en France, je serai plus à l’aise à l’idée d’augmenter ma contribution, et donc de ramener officiellement cet objectif pour la fin 2010. J’ai constaté dans le passé qu’en augmentant de $200 ma contribution par chèque de paie je me retrouve avec sensiblement la même paie que pendant les 6 premiers mois de l’année! Comme je suis habituée avec moins, cela ne fait absolument aucune différence, mais par contre mon épargne, elle, va s’en ressentir positivement! : -)
Donc si je fais mon calcul pour les 4 derniers mois de l’année : De Septembre à Décembre mes contributions passeront de $100 à $300 par chèque de paie, ce qui correspond à 9 occurrences. 300×45.7 / 100 = $137.10 x 9 = $1,233.9.
Et si je recommence mes calculs sur l’année, et qu’au lieu de me baser sur 26 chèques de paie avec la même déduction, je mets 17 occurrences à $100, et 9 à $300, cela me donne le résultat suivant : $45.7 x 17 = $776.9 + $1,233.9 = $2,010.80.
Puisque j’ai réédité mon article pour le corriger selon les commentaires de Jacques et de Mama-Zen, j’en profite également pour mentioner que ce matin même j’ai mis en pratique la théorie que je conseille ici. J’ai utilisé un ancien compte que j’avais sur ING sur lequel trainait $0.33 d’intérêts, je l’ai renommé »Voiture » et j’y ai déposé $45.7 ce qui fait qu’avec les quelques cents que j’avais déjà sur ce compte la balance est maintenant de $46.03. J’ai ensuite établi un prélèvement automatique toutes les deux semaines de $45.7, que j’augmenterai plus tard dans l’année pour suivre mes cotisations REER. Et hop, une bonne chose de faite!
Sur 5 ans cela revient à $10,054 tout rond dans mon compte « Voiture », sans prendre en compte l’intérêt composé. De plus j’aurais également mis $1,700 + $2,700 = $4,400 dans mes REER par la même occasion, par année! Je gagne sur tous les tableaux : -) Belle projection, vous ne trouvez pas? Et ce, sans que cela n’ait d’impact sur ma façon de vivre. Transparence et automatisme, mes choix de mots et mon style de vie préférés! : -)
Bien sûr cela ne tient pas en compte que je vais certainement changer d’employeur cette année (c’est aussi dans mes objectifs). De toute façon si je change de compagnie ce sera pour gagner plus d’argent ailleurs et pour avoir, sinon les mêmes, des avantages encore meilleurs. Je ne changerai pas pour moins bien.
Voila donc une façon facile de mettre de l’argent de côté sans s’en rendre compte. J’espère que cela vous a donné des idées pour financer vos projets! ; -) Encore une fois, la clef est de planifier, et de s’y prendre à l’avance. En tout cas moi, je m’y mets! ; -)
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Petit truc pour toi:
Si tu n’a pas déjèa « toppé » tes cotisations CELI (10 000$), tu peux ouvrir un compte CELI chez ING pour ton épargne auto.
Les intérêts seront exempt d’impôt ET les taux d’intérêts sont beaucoup plus élevés pour les comptes CELI chez ING.
Les CELI peuvent aussi être utilisés pour ton fond d’urgence puisqu’ils peuvent être retirés sans restrictions.