Les temps sont durs… Aux nouvelles, lundi passé, on a annoncé que les États-Unis sont officiellement en récession depuis Décembre 2007. Donc cela fait déjà un an que ça dure mais personne n’en a fait cas. Les banques continuaient de prêter à des individus qui n’arrivaient déjà pas à joindre les deux bouts… La crise n’est pas juste un cauchemar dont on va se réveiller, elle est belle et bien réelle. Ceci en tête, la dernière des choses qui puisse m’arriver est de perdre mon emploi. Je suis sûre que nous sommes nombreux dans cette situation. Si j’étais
seule au monde cela ne me dérangerait pas, on se refait toujours, mais je pense pour trois, j’ai mes enfants auxquels je dois penser. Ça change la donne… La compagnie pour laquelle je travaille a beaucoup de ses clients situés chez nos « Cousins du Sud », donc ce n’est qu’une question de temps avant que nous ne soyons touchés. D’ailleurs il y a déjà eu quelques annonces qui ont été faites à ce sujet, j’en ai parlé dans un billet précédent. Le groupe pour lequel je travaillais jusqu’à vendredi dernier a informé leurs employés que les salaires seraient gelés pour 2009. J’ai parlé à ma titulaire aujourd’hui (la personne qui est responsable d’encadrer mon cheminement de carrière). Pour le moment, notre groupe est épargné. Elle m’a même confirmé que je devrais être satisfaite de l’augmentation qui m’attend, si la crise n’agit pas comme facteur d’influence négatif. Obtenir une augmentation fait partie de mes objectifs pour 2009, je ne peux donc pas me plaindre de la situation. Elle m’a aussi annoncé qu’il n’y aurait aucun bonus cette année, mais je m’attendais assez à une telle nouvelle. La compagnie pour laquelle je travaille n’a de toute façon jamais prôné très fort le principe des boni.
Tout ce préambule pour confirmer que ce n’est pas le temps de perdre son emploi. Les circonstances actuelles m’ont amené à réfléchir sur la question, et cela m’a donné l’idée d’écrire ce billet. J’y décris certaines façons de faire pour, non pas garder son emploi (car, entre nous, les dés sont déjà jetés), mais plutôt pour améliorer son plan de carrière futur. Sachant que le travail est la source majeure de revenu pour la plupart d’entre nous, c’est un aspect de notre vie dans lequel nous investissons énormément de notre temps (et quelques fois au détriment de notre vie familiale) que nous ne devrions certainement pas négliger.
Tout dépend où vous en êtes rendu dans votre carrière et dans votre vie, mais généralement il y a toujours place à l’amélioration. Je me suis rendue lundi à mon nouveau bureau, où je me suis retrouvée entourée de personnes qui sont « sur le banc ». Je ne sais pas si vous êtes fanilier avec cette expression mais en terme d’ici, il s’agit de ressources qui sont entre deux assignations de contrat. Rien ne sert de dire que l’on ne peut pas rester sur le banc trop longtemps, car alors on devient un coût direct pour la compagnie; au bout de quatre semaines il y a de grandes chances pour que l’on soit poliment remercié. Les lois sont ainsi faites en Amérique du Nord, vous pouvez être licencié beaucoup plus rapidement qu’en Europe, et surtout si les raisons du licenciement sont du type « économique ». On se retrouve alors avec son feuillet rose, ou « pink skip » et 4% de son salaire, somme qui devrait théoriquement nous permettre de survivre en attendant de se trouver un autre emploi, ou avant de souscrire au chômage. Bref, je le répète, les temps sont durs et ce n’est justement pas de temps de lâcher. Si vous êtes assis là à votre bureau, à vous demander s’il y a quelque chose de mieux que vous pouvez faire avec votre vie, voici 8 conseils que vous pouvez commencer à appliquer immédiatement. Cela devrait vous mettre sur la voie d’une carrière plus enrichissante. La crise ne durera pas toujours, il n’y a rien de plus certain
Pensez « Évaluation »
Chaque fois que vous faites un bon coup, que vous êtes ouvertement remercié pour l’excellence de votre travail, demandez une référence écrite. Dans le feu de l’action, vous l’obtiendrez très rapidement. Cela arrive souvent quand on atteint un point critique dans un projet, mais ce peut aussi être tout à fait ponctuel. J’ai un dossier sur mon ordinateur qui contient tous les points positifs que je reçois, classés par année. Je forwarde à mon titulaire toutes notes positives, félicitations et autres bons mots, avec une note toute simple qui dit « pour mon évaluation ». Ceci m’a permis de mettre en place une vaste documentation positif sur ma carrière, au fil du temps. Et ça me fait toujours très bien paraître vis-à-vis de mes supérieurs. Ne comptez pas sur eux pour qu’ils découvrent l’employé modèle que vous êtes! On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
Passez au suivant – Remerciez ceux qui vous aident
Si vous avez été aidé dans votre carrière ou développement personnel, prenez quelques minutes pour envoyer une note de remerciement. Après tout, nous sommes humains, et les gens n’oublient pas ceux avec qui ils interagissent, que ce soit en positif ou en négatif. Ceci ne peut que vous aider dans le long terme. En fait, même si cela ne vous aidait pas dans votre carrière vous devriez quand même le faire car il s’agit là d’une marque de respect.
Gardez contact avec vos anciens collègues et connaissances
Même (et peut-être même surtout) si ceux-ci ne travaillent plus directement avec vous. Ils ont peut-être quitté la compagnie pour laquelle vous travaillez. Envoyez leur un petit email rapide de temps en temps, pour savoir où ils en sont. Utilisez LinkedIn pour rester en contact, et tenez-y votre CV à jour. C’est bien connu, c’est par les relations que l’on décroche souvent un nouvel emploi. Il est beaucoup plus difficile de passer par un site comme Jobboom ou Monster, même si cela est aussi tout à fait possible.
Contribuez, à votre niveau, dans votre organisation
Cela montrera que vous aimez l’entreprise pour laquelle vous travaillez, et que vous n’hésitez pas à vous impliquer. Participez à la vie de l’entreprise, portez vous volontaire pour organiser des « get togethers » ou « 5 à 7″. Enfin, apportez des solutions à votre supérieur, pas des maux de tête supplémentaires.
Soyez présent
Pour moi, en tant que gestionnaire de projets, il est facile de constater que la plupart du temps il est plus productif de se déplacer et de rencontrer les personnes face à face, plutôt que de passer par le biais du courriel ou le téléphone. On obtient plus de meilleurs résultats et cela contribue aussi à renforcer vos relations avec nos pairs. Ne vous cachez pas derrière votre bureau!
Améliorez-vous!
Vos compétences linguistiques laissent à désirer? Prenez des cours. Au Québec les compagnies permettent souvent à leurs employés de prendre des cours de langue, quelques fois même sans frais.
Vos communications orales ou écrites vous font défaut? Il est temps que vous y remédiez. Passez votre temps libre à travailler sur les détails, révisez vos documents soigneusement si vous devez en écrire, demandez conseil à vos collègues, lisez plus…
Gardez votre environnement de travail aussi net que possible
Si vous êtes désordonné, il est possible que cela irrite vos voisins de bureau. Croyez-moi, j’adore les environnements chaotiques où je me retrouve à merveille. Je n’aime pas l’ordre, et chez moi mon bureau est organisé en « strates », les documents les plus récents se trouvant en haut des piles. Cependant au bureau je ne garde absolument rien. Table rase, je n’ai même pas de photos de mes enfants. Ce n’était pas le cas au début, mais il est arrivé un moment où l’on m’a beaucoup déplacé dans le cadre de petits mandats, et je me suis simplement fatiguée de trainer derrière moi des boîtes de document dont je me suis rendue compte que je ne m’en servais jamais. J’ai donc éliminé le facteur « boîtes » et je fonctionne uniquement en virtuel, gardant tous les documents sur mon ordinateur portable. J’imprime très rarement des documents. Garder son bureau net tend à donner une meilleure impression de vous aux autres.
Enfin, ayez des objectifs!
Nous y revoila. Toujours et encore les fameux objectifs… Au minimum vous devriez savoir où vous voulez vous retrouver dans votre carrière dans cinq ans, une question qui est typiquement posée en entretien d’embauche. De là, créez un plan pour vous donner les chances d’y parvenir, et tenez vous-y! Je vous garantis que si vous suivez votre plan vous trouverez les moyens de vous motiver et vous réussirez!
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Merci pour ce post très enrichissant, je compte également me réorienter. Bilan positif.