Voila, c’est officiel, je me suis lancée dans de vraies grandes dépenses. 2009 est l’année des rénovations pour moi; j’ai des travaux importants à faire, et j’ai l’intention de profiter du crédit à la rénovation du Fédéral et également de celui du Provincial, bien que les critères d’admissibilité soient beaucoup plus difficiles. Samedi matin, un représentant de la bannière Sears est passé évaluer en dollars sonnants et trébuchants le changement de la toiture sur ma maison. Je vous avais dit que les ramoneurs m’avaient confirmé que ma toiture serait bonne pour encore un an, et à ce moment ci j’étais bien soulagée à l’idée de repousser cette douloureuse réalité.
Cependant, en 2010, rien ne me dit que le crédit d’impôt à la rénovation existera encore; il est toujours possible qu’il soit prolongé si la situation de crise ne s’améliore pas, et qu’il soit même bonifié, qui sait? Cependant ça ne me tente pas de prendres des chances. Pour le moment ce crédit n’est valide que pour les dépenses ayant eu lieu après le 27 janvier 2009 et avant le 1er février 2010. Il s’agit quand même une belle économie, surtout que le remplacement de l’aspirateur central est également une dépense éligible. Autant en profiter car à un an près l’argent devra quand même sortir des caisses… On parle ici de dépenses incontournables…
Ce qui m’a en fait décidé à prendre action est que j’ai vu passer une promotion de Sears de 10% sur les toitures en bardeaux, couplée avec une possibilité de financement sur 24 mois avec 0% d’intérêt. Cela voulait dire que je pouvais donc payer mon toit sur l’espace de deux ans sans souci et sans mettre à sac mes économies. Un prêt sur deux ans sans intérêt, c’est tout à fait abordable. J’ai donc demandé à mon ami Jean-Pierre ce qu’il pensait de Sears car je sais que sa femme et lui y achètent au moins tous leurs électroménagers. Quand Jean-Pierre m’a dit que je pouvais y aller les yeux fermés, je n’ai pas hésité. Il n’est pas le genre d’homme à se lancer ni à recommander une compagnie sans y avoir consacré une bonne période d’analyse auparavant. S’il dit qu’ils sont bons, je suis certaine qu’ils le sont! : -)
En fait l’offre était bien plus avantageuse que cela pour moi, mais celle-ci n’est pas publicisée. Je m’attendais à voir arriver un camion avec une grande échelle et au moins deux personnes dedans, un peu comme cela s’était produit avec les ramoneurs; en fin de compte c’est un représentant en veston, dans une belle voiture, qui a débarqué avec quelques 30 minutes de retard. Quand je lui ai exprimé ma surprise il m’a répondu que les gens qui viennent faire les évaluations ne soient plus autorisés à grimper eux-mêmes sur les toits. C’était une personne très sympathique en passant. Ils se contentent de mesurer la superficie de la maison au sol, évaluent la chute du toit, ou le dénivelé, et de ces calculs préliminaires réussissent à dériver la superficie à couvrir. On assume que le toit est à refaire donc on ne se soucie pas de son état. Les hypothèses sont dans le contrat type qu’il faut signer; par exemple, on part du principe qu’il n’y a qu’une couche de bardeaux à retirer avant de poser le nouveau toit (certaines vieilles maisons ont plusieurs couches de toiture), il n’y a pas de fuite donc les structures en bois ne sont pas touchées, etc. Si une des conditions ne s’avèrent pas exacte, le prix original est majoré en conséquence.
Une fois les calculs terminés et le devis tiré, on a discuté couleurs de bardeaux et différentes options de financement. C’est aussi simple que cela!
Dans les faits cela lui a pris 3 fois moins longtemps pour proposer un devis que de préparer toute la paperasse qu’il a fallu ensuite signer.
C’est quand il a parlé chiffres qu’il a vraiment eu droit à toute mon attention. La couleur des bardeaux m’intéressait jusqu’à un certain point; en fait c’est ma fille qui l’a choisi. Dans la maison je n’ai jamais été celle qui choisissait les couleurs ou même les meubles. Je suis plutôt dans le pratico-pratique.
La proposition
En plus d’avoir 10% de rabais sur l’estimation originale, ainsi que de bénéficier du crédit d’impôt à la rénovation (des avantages que je connaissais déjà), j’ai pu également obtenir le montant de la TPS (Taxe sur les Produits et Services), c’est-à-dire un rabais additionnel de 5%. Mais ce qui m’a vraiment accroché est leurs possibilités de financement. Au lieu de 24 mois, le vendeur m’en a proposé 36, sans intérêt! Une offre que je ne me voyais pas refuser; cela revient à une somme vraiment intéressante par mois. Avec ce genre de financement, comme le représentant l’a aussi très bien dit, il s’agit du scénario parfait à condition que l’on ne rate pas un paiement. Dans le cas contraire le contrat de rêve se transforme vite en cauchemar. Mais je ne suis pas inquiète; comme vous le savez, je paye toujours toutes mes factures à temps.
Mon dossier de crédit étant excellent, je n’ai eu aucun problème à obtenir le financement en question; il a simplement fallu que je parle au téléphone avec leur centre de financement, qui voulait confirmer quelques petits détails pour compléter l’enquête sur mon dossier de crédit.
En bonus supplémentaire, puisque j’ai choisi la carte Sears et non la carte Mastercard Sears, (j’ai assez de cartes de crédit, merci), on m’a offert 5,000 points de fidélité (à dépenser en magasin, bien sûr); ces points peuvent être échangés pour la somme de $100. Je n’allais certes pas refuser, Sears dispose de toute sorte d’articles intéressants et je sais que je pourrais y trouver mon bonheur, comme la Wii Fit par exemple ;- ) Il n’y en a pas en ce moment, j’ai bien sûr vérifié, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas plus tard! De plus, la Wii Fit Plus va frapper le marché en Septembre 2009 et bien évidemment c’est celle-ci que je préfère avoir, tant qu’à en acheter une. Elle coûtera le même prix que la Wii Fit actuelle mais viendra avec plus de fonctionnalité, yeah! Enfin, pour en revenir à nos moutons, la carte Sears vient avec une marge de $3,500. De toute évidence ils espèrent bien que je vais continuer à dépenser chez eux!
Pour ce qui est de la somme totale à payer, avec les taxes, cela correspond tout de même à la coquette somme de $7,400 tout rond. C’est une somme un peu plus élevée que les estimés que l’on nous avait fourni il y a de cela 3 ans, quand nous avions demandé à trois entrepreneurs (aucun d’entre eux n’était Sears) de venir évaluer le toit. D’un autre côté la différence n’est pas très grande, le plus cher des trois avait évalué la somme à $7,000 mais aucun financement n’était possible. J’aurais donc du payer comptant, ou utiliser ma bonne vieille marge de crédit à 3.25% d’intérêt, qui était plus élevée à l’époque. Et puis avec Sears je fais affaire avec une compagnie qui a fait ses preuves. Elle ne devrait faire faillite dans les prochains 25 ans, contrairement à des compétiteurs qui pourraient disparaître et me laisser avec un toit en mauvais état après 15 ans.
J’ai parlé à de bons amis à moi hier de ces conditions et du montant total malgré la promotion, et il serait effectivement intéressant de savoir de combien aurait été le prix final si aucun financement n’avait été requis. C’est vrai qu’il n’y a rien pour rien; Sears doit probablement gonfler ses prix pour financer ses prêts « sans intérêts« ; d’un autre côté cela m’arrange beaucoup donc je suis prête à vivre avec.
Les bardeaux sont garantis 25 ans; la main d’œuvre est garantie 5 ans. Avec les hivers que nous avons ici le travail effectué sur mon toit sera bien vite mis à l’épreuve; je ne doute pas que s’il y a un problème avec la main d’œuvre, je m’en rendrai compte assez rapidement, en tout cas avant 5 ans! Quant à la garantie sur les bardeaux, j’ai posé la question pour savoir pourquoi il n’avait pas tenté de me vendre celle sur 30 ans, ce à quoi il a répondu très honnêtement que cela ne valait pas les quelques centaines de dollars de plus. Et de toute façon, où serons-nous dans 25 ans? Face à son point plutôt judicieux, j’ai décidé de rallier son argument.
Je lui avais également demandé d’estimer le remplacement du toit de la cabane de jardin, qui a probablement le même âge que la maison soit 22 ans, et il m’a confirmé qu’il pourrait sans doute passer quelques hivers de plus, au moins jusqu’à 30 ans. Il m’a aussi recommandé de le faire faire par des amis ou même, pourquoi pas?, mon prochain mari, ce qui m’a bien fait rire. En fait, cela couterait $750 et d’après lui cela n’en valait pas encore la dépense.
Les travaux auront lieu quelque part pendant le mois de Juillet, et le premier versement sera dû 30 jours après leur complétion. Le premier versement sera le plus salé, car il se compose de la totalité des taxes ainsi que du premier versement officiel soit un peu plus de $1,000. Les 35 versements suivants équivalent à un peu moins de $200 par mois. Très abordable. Je mettrai moins d’argent de côté pendant ce temps là, c’est tout. En plus je peux faire des paiements accélérés si je le souhaite. Bien que je ne vois pas vraiment pourquoi je procéderais à payer plus rapidement étant donné qu’il n’y a pas d’intérêt à payer. Rien ne m’empêchera de récupérer mon crédit à la rénovation et de le mettre sur l’hypothèque de la maison qui elle, me coûte pratiquement $400 par semaine, avec les taxes.
Pour les calculs du crédit
La somme totale des rénovations sur la maison en 2009 revient à $8,000 entre le toit et l’aspirateur central, ce qui me donne droit à un crédit total de $1,150. J’obtiens $100 avec le Provincial et $1,050 avec le Fédéral. Heureusement que le fédéral est là…
En effet:
- Pour le fédéral, les premiers $1,000 ne sont pas éligibles donc le crédit se calcule sur 15% de $7,000, ce qui fait $1,050;
- Pour le provincial, les premiers $7,500 ne sont pas éligibles, donc le crédit se calcule sur 20% de $500, soit $100.
Et je n’ai pas abandonné l’idée de faire installer un insert, ce qui couterait $3,000. Tant qu’à y être! Je ne veux plus passer d’hiver glacial, et je ne veux pas non plus condamner ma cheminée.
Dans ces cas là, si je décide d’y aller aussi avec l’insert cela fera une facture totale de $11,000 donc j’obtiendrais le maximum de crédit au fédéral soit $1,350 (le maximum est de $10,000 de dépenses), et $500 au provincial ($11,000 – $7,500 = $2,500, 20% de $2,500 = $500)
Ce qui ferait un crédit de $1,850… Les travaux me couteraient donc $9,150 au lieu de $11,000. Crédit ou pas, c’est beaucoup d’argent.
Dans tout ceci cependant, le fin mot de l’histoire est que je suis bien soulagée d’avoir enfin adressé ce point qui se faisait de plus en plus pressant. Après tout la toiture devait être changée tôt ou tard, et je voulais surtout éviter de devoir procéder en urgence à cause d’une fuite quelconque, ce qui m’aurait coûté beaucoup plus cher. Enfin, un toit neuf, et le gouvernement va même y contribuer! Sans compter qu’évidemment ma maison va garder sa valeur, en tout cas elle ne va certainement pas en perdre! Moi j’appelle ça de superbes belles nouvelles, même si cela veut dire un crédit pour les prochains 3 ans… Et vous, qu’en pensez-vous?
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tu as raison, c’est une belle affaire! tot ou tard tu aurais du le faire alors autant le faire avec quelques avantages.Au moins cet hiver, tu auras l’esprit tranquille et en plus ca ne greve pas trop ton budget puisque tu paye mensuellement et SANS interet! c’est mieux que de payer tout d’un coup! pour finir tu as bien fait puisque les travaux se feront en été: à toi les beaux corps musclés et bronzés des ouvriers!!!!!;-D